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La voiture électrique, vue par ses conducteurs (trices)

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La voiture électrique, vue par ses conducteurs et conductrices

 

Depuis quelques années, les véhicules électriques ont le vent en poupe, du moins dans les salons automobiles, la presse spécialisée et à la télévision.

 

Mais qu’en est-il réellement sur nos routes ? Que pensent celles et ceux qui ont déjà franchi le pas et roulent en auto électrique, parfois depuis plusieurs années ?

 

Coup de projecteur sur les « électro-mobilistes », au travers d’Inspeer Assurance VE, assureur spécialisé dans le véhicule électrique.

 

 

Une communauté ultra connectée

 

L’idée de cet article est venue d’eux, celles et ceux qui roulent tous les jours en véhicule électrique. Avec son lot de galères, mais surtout d’avantages. Ils sont les pionniers de l’électrique, et sont de (très) loin les acteurs les plus crédibles pour parler de la voiture électrique.

 

C’est via un sondage publié par Edison d’Inspeer sur Facebook, que les conducteurs (trices) ont répondu en nombre à une question simple « Selon vous, quel est le principal frein au développement électrique pour tous ? ».

 

Résultat ? Plus de 500 réactions et commentaires en quelques heures !

 

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Le nombre de points de charge : même pas peur !

 

Dans la même logique que l’autonomie, nous aurions pu penser que le maillage de bornes de recharge pouvait poser problème au quotidien. Et bien ce facteur n’arrive qu’en quatrième position des freins au développement du VE !

 

En effet, avec près de 50 000 zones de charge en France, contre 11 000 stations-services, le réseau de bornes n’est pas aussi « désertique » que les médias semblent l’affirmer. Bien au contraire.

 

D’autant que ces chiffres n’incluent pas les recharges à domicile, qui représentent l’écrasante majorité des charges des conducteurs de VE.

Constat équivalent dans les contrées francophones tels le Québec, la Suisse et la Belgique.

 

L’autonomie, pas si problématique !

 

En toute logique (et par habitude), nous aurions pu penser que « le plus gros frein » serait, bien entendu, l’éternel blocage sur « l’autonomie trop faible ».

 

Et bien non ! Si l’autonomie fait toujours peur aux conducteurs qui roulent en véhicules thermiques et qui s’intéressent à l’électrique, elle ne semble pas être un problème insurmontable pour les conducteurs de VE aguerris à la bonne gestion de leur batterie, l’éco-conduite, et l’anticipation de leurs déplacements.

De même, les conducteurs de BMW i3 peuvent également compter sur le ReX (Range EXtender à essence). Option très plébiscitée, afin d’augmenter leur autonomie, en envisager de longs trajets.

 

Ce facteur « autonomie » n’arrive qu’en troisième position des réactions & commentaires des utilisateurs.

 

Le manque d’information : préoccupant.

 

Non proposé dans les 4 réponses du sondage, c’est au travers des commentaires que les conducteurs de VE ont manifesté cet argument intéressant.

 

Selon eux, le deuxième frein au développement de la voiture électrique pour tous, c’est le manque d’information caractérisé dans les médias.

Informations considérées comme rares, ou fausses, ou déformées, essentiellement axées sur la sempiternelle autonomie limitée. Alors que pour les conducteurs de voitures électriques, le confort de conduite et les économies passent largement au-delà de l’autonomie, l’angoisse de la panne disparaissant après quelques semaines d’utilisation.

 

Un certain ras-le-bol également, constaté à lecture d’essais réalisé par des journalistes qui ne semblent, selon les sondés, pas réellement connaitre le VE :

« 400 km d’autonomie pour Zoé ? » Les conducteurs de VE au quotidien en ont marre de voir un journaliste débouler sur l’autoroute, et argumenter que la voiture électrique ne peut guère dépasser 170 km à 130 km/h, et de conclure que le VE n’est pas prêt !

 

Le plaisir de rouler électrique représente un style de vie, parfois très éloigné des trajets en thermiques. Le but n’est plus de relier un point A à un point B le plus vite possible. Mais bien de profiter de tout ce qu’il y a entre le point A et le point B, nuance…

 

Le prix de vente : un vrai frein à l’achat

 

Numéro un des freins recensés, le tarif élevé des véhicules électriques, malgré les incitations à l’achat.

 

Un résultat somme toutes compréhensible. Nombre de constructeurs proposent dans leur gamme des véhicules thermiques neufs à moins de 9000 € clé en main. Il est difficile d’admettre qu’un véhicule électrique coûte en moyenne 27 000 € à 30 000 € avec sa batterie, et super-bonus déduit… (Nissan Leaf, Kia Soul EV, Hyundai Ioniq, BMW i3).

Bien plus pour une Tesla, légèrement moins pour une Smart ED, ou Renault Zoé qui devra passer par la case « location de batterie » obligatoire, à partir de 50 € par mois.

 

Difficile à comprendre également, car ces véhicule disposent d’une mécanique bien plus simple. Et donc logiquement moins onéreuse qu’une mécanique thermique. En effet, un VE se passe de filtres, échappement, réservoir de carburant, boite de vitesse, courroie, huile, pistons et soupapes (liste non exhaustive). Alors pourquoi est-il si onéreux à l’achat ? Est-ce du au seul coût de la batterie au lithium ? Ou aux faibles ventes qui limitent l’économie d’échelle ?

Les conducteurs de véhicules électriques doutent.

 

Mais encore ?

 

Parmi les freins recensés dans les commentaires et réactions des conductrices et conducteurs de voitures électriques, citons en cinquième position le manque de choix chez les constructeurs, car certaines catégories de véhicules n’existent tout bonnement pas en version électrifiée (monospaces, 4×4, coupés, SUV, etc… ).

 

Un manque de volonté des consommateurs aguerris au thermique, semble être un frein notable au développement de l’électrique.

 

Scepticisme, idées préconçues, absence de conscience environnementale, peur du changement, peu d’intérêt économique et financier (…) font partie des arguments avancés pour justifier le développement lent des voitures électriques sur nos routes.

 

Des doutes également, quant aux lobbies pétroliers qui, selon les utilisateurs, feraient barrage à la voiture électrique. En effet, les stations-services appartenant aux grands groupes pétroliers ne proposent pas de bornes de recharge, et n’encouragent en rien le développement du VE.

 

Parmi les derniers arguments avancés, citons :

  • Les délais de livraison trop longs
  • Un marché de l’occasion balbutiant
  • Une incompatibilité entre certains opérateurs de bornes de recharge (inter-opérabilité) et types de câbles
  • Le prix bas du baril de pétrole, rendant le VE moins attractif que le VT (véhicule thermique)

Mais pour combien de temps encore ? Telle est la question…

 

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