Souvent décriées, les batteries de VE peuvent-elles être moins polluantes ?

Souvent décriées, les batteries de VE peuvent-elles être moins polluantes ?

  |   Auto, Véhicule électrique

La batterie est souvent source de critiques de la part des détracteurs du véhicule électrique.
Si ces arguments, parfois recevables, peuvent freiner certaines personnes quant à l’acquisition d’un véhicule électrique, de nombreux acteurs réfléchissent ou mettent en place de nouveaux moyens de traitements et cherchent constamment à innover afin de trouver des solutions de long terme.

 

 

 

Petit historique sur les batteries des voitures électriques :

 

Les premières batteries utilisées dans les véhicules électriques étaient à base de Nickel-Cadmium, mais leur utilisation a été interdite par l’Union Européenne car elles s’avéraient trop polluantes. L’UE a aussi imposée le recyclage des batteries à hauteur de 50% minimum depuis une directive de 2006.

A partir de 1990 les constructeurs automobile se sont tournés vers des batteries à base de Nickel Métal-hydrure pour les voitures hybrides. Pour les véhicules 100% électriques, les batteries sont fabriquées pour la majeure partie d’entre elles avec du lithium et du cobalt. Ces matériaux sont décriés et concentrent toutes les critiques, cependant des acteurs spécialisés dans le traitement des déchets ainsi que les constructeurs avancent vers de nouvelles solutions pour limiter l’impact environnemental des batteries :

 

 

« Pourquoi ne pas utiliser les batteries « peu usées » comme moyen de stockage? »

 

 

 

Tout d’abord, avant de commencer à savoir comment recycler les éléments et les différents matériaux composant une batterie, le premier objectif serait d’utiliser les batteries au maximum de leur capacité avant de les détruire. En effet, des constructeurs comme Renault changent les batteries de ses clients une fois que celles-ci passent en dessous de la barre des 20% d’usure. Cette pratique, sécurisante pour les possesseurs de VE, s’avère polluante et ne correspond pas à l’idéal des conducteurs de VE.

 

Afin de palier ce problème, Renault réfléchit à utiliser ses batteries « peu usées » comme un moyen de stockage de l’électricité issue de panneaux photovoltaïques ou autre mode de production renouvelable. En effet, ce modèle d’intégration des batteries permettrait de palier aux problèmes liés à l’intermittence des moyens de production d’énergie renouvelables tout en augmentant la durée de vie des batteries.

 

De nombreux projets visant à intégrer les batteries des voitures électriques au réseau électrique sont à l’étude ou en phase de test, certains d’entres eux sont déjà commercialisés. Généralement, nous parlons de l’utilisation de l’énergie de nos batteries de voitures électriques dans le cas d’un Smart Grid, à ne pas confondre avec ce dont nous parlons actuellement. Le concept de Smart Grid fait référence à l’utilisation sur le réseau d’énergie de batteries des véhicules encore en fonctionnement. Dans notre cas il s’agit uniquement de réutiliser des batteries de voitures électriques qui, si ne sont pas réutilisées seraient mises au rebut.

 

 

 

Le recyclage pur et dur :

 

 

 

Les batteries n’ont toutefois pas une durée de vie infinie, de plus les véhicules électriques aussi peuvent avoir des accidents. Dans ces cas-là, les batteries doivent pouvoir être recyclées dans les meilleurs conditions possibles. Premièrement avec une séparation mécanique, afin d’isoler les matières dangereuses des matières premières type plastique, cuivre ou aluminium. Ensuite intervient la séparation chimique, qui sert à isoler les différentes matières dangereuses. Plusieurs techniques sont utilisées : Tesla utilise de l’azote liquide afin de broyer et détruire sans risque de fuites sur les batteries, grâce à cette technique Tesla recycle aujourd’hui environ 60% des batteries, d’ici 2018 l’entreprise désire parvenir à 90%.

 

Recupyl, qui est une société française spécialisée dans la valorisation des déchets, utilise une technique d’hydro-métallurgie pour traiter les matières non ferreuses des batteries. Elles sont placées dans des liquides, où en fonction des matières à isoler différents produits sont utilisés. Grâce à ces techniques Recupyl permet de récupérer à la fin de la poudre de zinc, de manganèse, de cobalt et surtout de lithium.

 

Ces poudres peuvent ensuite être revendu afin de fabriquer de nouvelles batteries et être valorisée dans d’autre utilisation comme le ciment avec du lithium. Le point intéressant concernant la recyclabilité des matériaux de batteries est le coût. En effet, si certaines matières sont très coûteuse à recycler et mon coûteuse à prélever à l’état naturel, ce n’est pas le cas des matériaux utilisés dans les batteries lithium-ion. Qu’il s’agisse du coût financier ou environnemental le recyclage apparaît sur ces deux critères comme plus performant.

 

Grâce à leur savoir-faire et les investissements en R&D les responsables de centre de traitement des déchets dangereux travaillent en collaboration avec les constructeurs. L’idée est de travailler conjointement à l’élaboration et la construction de batteries permettant d’allier recyclabilité et performance.



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