Une étude de EV Box passe au crible les conducteurs européens… Enfin, une partie.

Une étude de EV Box passe au crible les conducteurs européens… Enfin, une partie.

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Conducteurs de véhicules électriques : Des pionniers avec des attentes concrètes.

 
 
Ev Box, leader et précurseur aux Pays-Bas dans l’installation de bornes électriques a réalisé une enquête[i] fin 2016 en collaboration avec des acteurs de l’industrie automobile, des transports et de l’énergie. EV Box a été racheté début 2017 par Engie. Les 850 répondants de l’étude proviennent à 40% du pays originel de EV Box, à savoir les Pays-Bas, à 35% des Etats-Unis puis de Belgique, du Canada, de Norvège et d’Allemagne. Dommage que la France n’en fasse pas partie!
 

2 millions de véhicules électriques sont en circulation dans le monde à fin 2016

Suite à la Cop 21, de nombreux points devraient favoriser la transition entre les véhicules thermiques et électriques. Comme par exemple de limiter la hausse de la température globale à 2 degrés. On estime que 20% des émissions de CO2 en Europe sont dues au transport, cela fait du véhicule électrique un levier intéressant afin de parvenir à ces objectifs. Les ventes de voitures électriques en 2015 ont d’ailleurs progressé de plus de 75% en France, en Allemagne, en Norvège, en Suède, au Royaume-Uni, en Corée et en Inde. En 2016, il s’est vendu quelques 773 600 véhicules électriques dans le monde, aujourd’hui 2 millions de véhicules électriques sont en circulation dans le monde.

 

Malgré cette tendance encourageante, on constate que l’année 2016 a battu des records de température. Il faut donc continuer à promouvoir et favoriser l’usage du véhicule électrique pour lutter contre cette hausse. Les conducteurs de VE sont d’ailleurs bien conscients de cette problématique car 58% déclarent que la principale raison de leur acquisition est de contribuer au développement durable. Mais un accompagnement de tous (pouvoirs publiques et entreprises) est nécessaire pour faciliter cette transition. Pour ce faire, des améliorations sont à apporter à plusieurs niveaux, entre autres, le prix du véhicule à l’achat et le développement des bornes de recharges.
 
 

Un marché encore sous perfusion fiscale

 
L’acquisition d’une voiture électrique(VE) résulte, soit, d’une sensibilité au développement durable, mais cette acquisition peut être entravée par le coût important qu’elle représente. En Europe, France y compris, les mesures d’incitations fiscales sont à l’heure actuelle indispensables en attendant que les constructeurs atteignent des volumes suffisants pour s’en exonérer. Au Pays-Bas, d’importants avantages fiscaux sont accordés lors d’une acquisition de VE par crédit-bail, ce qui explique la prédominance de ce mode d’acquisition. Même si au niveau global de l’étude seulement 16% des répondants déclarent avoir été influencés par les mesures fiscales incitatives, la part importante du leasing montre bien que dans les faits elles sont efficaces. En Norvège, les incitations d’acquisition un véhicule électrique sont nombreuses : pas de taxes sur les véhicules électriques, les autoroutes et le ferry sont gratuits et ils peuvent même utiliser les couloirs de bus. Le résultat est là, la Norvège a un taux de pénétration record de la voiture électrique avec 13%.

Une fois le véhicule acquis, on constate que les conducteurs restent fidèles au véhicule électrique puisque, selon l’étude, ils jugent que l’expérience et la souplesse de conduite est meilleure qu’anticipée. Par contre, l’autonomie est souvent source d’inquiétudes et de réticences : les constructeurs ont donc encore du travail à faire à ce niveau, mais cela est en bonne voie puisque de plus en plus de constructeurs sortent des véhicules avec une meilleure autonomie, dernier exemple en date : la Zoé et bientôt la nouvelle Nissan Leaf avec une autonomie annoncée de 320 Km.
 
 

Un maillage à améliorer.

 
Un autre enjeu et frein à l’achat qui est le maillage de borne de recharge. Une fois encore la Norvège et les Pays Bas se montrent bons élèves puisqu’au Pays-Bas, qui est un exemple en matière de bornes de recharges publiques (plus de 13000), des points de recharges sont installés dans les entreprises, même si celles-ci n’ont pas de conducteurs de véhicules électriques. En Norvège, l’autre bon élève européen, le constructeur Hyundai oblige tous ses revendeurs à mettre à disposition du public au moins deux points de recharges. En France, Ségolène Royal a annoncé un million de bornes d’ici 2019. Le but affiché ici est clairement de promouvoir l’usage des VE, auprès des employés et des différents partenaires. La multiplication des points de chargements et d’ailleurs une des demandes les plus exprimées. Plus de la moitié des répondants de l’étude souhaiteraient en voir plus près des commerces et dans l’ensemble des zones d’attractivité. Le nombre important de bornes de recharges au Pays-Bas fait que le temps de chargement n’est pas une priorité car où qu’ils aillent, ils trouveront une borne disponible à proximité.

 

Les autres pistes d’amélioration mises en exergue par l’étude sont l’interopérabilité des moyens de paiement et le développement d’applications mobiles pour avoir accès en temps réel à la disponibilité des bornes. Au Royaume-Uni 88% des répondants sont insatisfaits des moyens de paiement en bornes de recharge. En France, cela évolue déjà, le site E-born de SPIE Orios propose un service de réservation de bornes à distance.

 

A Inspeer nous vous avons préparé une petite infographie pour résumer tout cela, en s’appuyant sur les données de Chargemap. N’hésitez pas à revenir vers nous pour partager d’autres informations, articles sur le sujet.

Pour les plus curieux, voici l’étude complète.

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